Le travail en distanciel est présent en France et s’est fortement développer suite au COVID. Selon un article publié sur le site www.msn.com, les personnes télétravaillant s’exposent à ce risque qu’est le coût psychologique caché. Cela inclut l’anxiété, l’isolement et la détresse mentale accrus.
Mais y a-t-il que des risques ? Existent-ils des avantages ? Le télétravail, est ce fait pour tous ?
Réponses dans cet article.
chiffres sur le distanciel
Le télétravail a pris de l’ampleur en France et s’est installé durablement.
En effet, 22% des salariés travaillent en distanciel au moins une fois par mois, selon une étude INSEE/Dares de mars 2025. Selon la même étude d’INSEE/DARES, les habitués télétravaillent en moyenne 3,6 jours par semaine. Pour comparer, en 2019, la moyenne s’élevait à 1,6 jours. Un mode plébiscité, près d’un cadre sur deux dit qu’il quitterait son entreprise si elle le supprimait.
solitude cree par le distanciel
Dans la revue Science une équipe de chercheurs, dont fait partie l’économiste Natalia Emanuel de la Réserve fédérale de New York, se pose la question de la solitude pour les télétravailleurs. En croisant les données de cinq grandes enquêtes américaines, ils ont comparé les salariés occupant des postes « télétravaillables » à ceux dont le métier impose une présence physique. Les postes télétravaillables voient leur temps passé seuls bondir de 58 %. De plus, le risque de n’avoir aucun contact humain en une journée grimpe à 72 %.
Cette solitude professionnelle n’est pas compensée par une vie sociale le soir. Les chercheurs constatent une baisse du temps passé avec les amis chez les télétravailleurs.
Il en découle des symptômes d’anxiété et de dépression accrus, ainsi que davantage de consultations en santé mentale ainsi que de la consommation de médicaments psychiatriques.
Enfin, chez les personnes vivant seules, ces effets sont deux fois plus marqués, où l’isolement total est en très forte hausse, de 83 %. De plus, selon les auteurs, « le télétravail expliquerait près d’un tiers de la dégradation générale de la santé mentale observée depuis l’avant-pandémie »
nuancer
Cependant, il faut nuancer.
Cette même étude indique qu’il n’y a pas que du mauvais dans le télétravail et ne plébiscite nullement la suppression totale du travail en distanciel.
En effet, les employés ont une meilleure productivité à la maison. De plus, ce mode de fonctionnement est adapté pour certains profils tels que les aidants familiaux et les personnes neurodivergentes (= neuro atypiques). Il faut donc, selon le profil, les laisser à 100% en distanciel ou de prévoir du temps mixte (télé travail / présentiel).
Une autre étude australienne (www.emarketerz.fr/impact-du-teletravail-sur-la-sante-mentale-et-lisolement-social-des-employes/) rajoute un élément complémentaire : les télétravailleurs dormiraient 30 min de plus par nuit, car il y a l’absence de trajets entre le domicile et le lieu de travail. Ce temps peut être consacré à des loisirs et / ou une meilleure alimentation. Les télétravailleurs doivent s’organiser, se motiver pour maintenir une vie relationnelle.
questions de dosages
D’autres études mettent en exergue un facteur clé : la dose de télétravail.
Selon le baromètre Santé mentale et QVCT 2026, à partir de deux de jours de télétravail par semaine, le télétravail est un véritable facteur de protection. Ainsi, les gains sont mesurés en matière d’autonomie perçues, de reconnaissance au travail mais aussi en matière de sécurité psychologique. Le télétravail intégral inquiète davantage les experts. En effet, les salariés en full distanciel ont du mal à maintenir une frontière entre vie professionnelle et vie privée, renonçant éventuellement à des engagements personnels.
metiers et secteurs en distanciel (ou non)
Certains métiers se prêtent très bien (partiellement ou totalement) au distanciel, comme les cadres, les secrétaires, parfois les médecins (lors de la lecture de compte rendu), les psychologues, les psychiatres, les comptables, les webmasters, les community managers ….
Certains secteurs permettent de réaliser du télétravail : banque, assurances…
D’autres métiers ou secteurs sont plus difficilement accessible au télétravail, comme les ouvriers (BTP, construction de voitures …), les infirmières, les chirurgiens…
En conclusion : le télétravail n’est ni bon ni mauvais. Cela dépend du profil. De plus, Il suffit d’avoir le bon dosage ainsi que d’être vigilant en maintenant une vie sociale. Enfin, le temps en télétravail est à mettre en place en fonction de votre métier, de vos envies, de votre situation, de votre personnalité et de vos capacités.
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